Denise Boucher

Denise Boucher : autrice | Assoiffées

[Réponse collective]

Denise Boucher. Comme l’a dit une ministre française de la culture : «Allez au théâtre, allez-y tous les soirs et dites toujours que c’est beau.» Si j’étais ministre de la culture, je n’irais pas voir exclusivement le théâtre officiel que je finance, j’irais voir l’autre théâtre. Je me rajeunirais à chaque fois.

Sophie Clément. Si j’étais ministre de la culture, j’encouragerais les artistes qui réalisent des graffitis. Les graffitis ne détruisent pas la ville, au contraire, ils l’enrichissent.

Denise. À l’époque des premiers tags à Paris dans les années 1990, il y avait une escouade pour surveiller les œuvres des graphistes sur les murs car la nuit, les banquiers venaient découper les pans de murs. Si j’étais ministre de la culture, j’irais voir ce que les banquiers vont voir.

Sophie. Ah ? Moi non. Si j’étais ministre de la culture, j’encouragerais aussi les générations montantes dans tous les domaines artistiques.

Denise. Une partie du budget est toujours consacrée à la relève.

Sophie. Oui mais c’est une part minuscule, des peanuts ! Je ferais cela avec un budget raisonnable, plus gros que le budget actuel. De plus, je ferais en sorte que les juges choisissant les projets de bourses ne soient pas des intellectuels ou des frustrés. Je ne nommerais ni des personnes attirées par la paye ni des pisse-vinaigres. Je nommerais des artistes en plein épanouissement, des artistes qui pratiquent leur métier et ont du succès.

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