L’action comme gage de confiance

Féministe théâtrale engagée, elle codirige avec son amie comédienne Marie-Claude St-Laurent la compagnie du Théâtre de l’Affamée dont le mandat est d’aborder la création par une analyse féministe, de l’écriture jusqu’à la production, notamment en mettant à l’avant-plan des personnages féminins riches et complexes. Féministe théâtrale engagée, elle est une membre active du groupe Femmes pour l’Équité en Théâtre visant à nous sensibiliser à la sous-représentation des femmes dans la création théâtrale québécoise et à promouvoir leur travail. Féministe théâtrale engagée, elle vient de faire paraître avec son amie Marie-Claude et son autre amie Marie-Claude –qu’elle surnomme affectueusement «Garneau et St-Lo»– le livre La Coalition de la Robe consacré aux femmes dans le milieu théâtral québécois.

Marie-Ève Milot © Simon Gosselin

Notre entrevue a lieu au cœur de l’aventure théâtrale la plus intense de son parcours. Nous sommes le matin du 2 décembre dans une brasserie qui, dit-elle en riant, «a l’allure d’un vieux garage du Mile-End». Ce samedi il pleut. Dans quelques heures, elle donnera sa dernière représentation au Théâtre National de la Colline à Paris, où elle porte seule la pièce Les Barbelés d’Annick Lefebvre mise en scène par Alexia Bürger. Sa voix est chargée de l’accumulation de sa fatigue, de l’humidité froide de l’air parisien auquel elle ne s’accommode pas, des deux cafés-crème qu’elle engloutit comme si c’était de l’eau, de l’émotion des dernières heures de son aventure française, et de son amusement devant le contraste entre le ton formel de notre entretien et la familiarité de notre complicité.

Rencontre avec la comédienne, autrice et metteuse en scène québécoise Marie-Ève Milot.

Théâtrices. Quelle femme êtes-vous, Marie-Ève Milot ?

Marie-Ève Milot. Je suis une femme artiste et une féministe. Je suis la somme de mes expériences, de mes projets, de mes accidents de vie, de mes amours relationnels, de mes amours professionnels et du potentiel de ce que j’ai encore envie d’accomplir. À ma sortie de l’école de théâtre, j’étais une sorte de vagabonde, je vivais au gré de mes différents projets. Je continue de le faire mais je me sens plus posée, plus réfléchie. J’ai une meilleure lecture. Je fais plus de choix. Je me connais mieux bien que j’aspire toujours à être surprise par moi-même et par les autres. J’aspire à être encore, aussi longtemps que possible, une femme de théâtre.

Parlez-moi d’une théâtrice. Quelle influence a-t-elle (eu) sur la femme et/ou l’artiste que vous êtes ?

Ma réponse ne peut qu’être kaléidoscopique. Je ne peux pas nommer une seule personne, cela ne fait pas sens pour moi. Ma première rencontre déterminante, c’était avec Marie-Claude St-Laurent. Nous ne nous sommes pas lâchées depuis l’école de théâtre. Il s’agit d’une rencontre majeure qui a bouleversé ma vie d’artiste. Nous avons fondé ensemble notre compagnie, le Théâtre de l’Affamée. Marie-Claude est une sœur choisie. Elle est la première personne avec qui j’ai été capable d’avoir de vraies discussions artistiques impudiques. Une personne en qui je reconnais la même curiosité, le même acharnement de quête de sens que moi. Nous n’avons pas honte de nous dire les choses sans se cacher, d’aller dans nos plus profonds retranchements, de tout remettre en question. C’est précieux. Bien que nous soyons très différentes, nous nous rejoignons, nous sommes en symbiose. Et surtout, Marie-Claude St-Laurent est celle avec qui je peux écrire à quatre mains. Nous ne le faisons pas par dépit puisque nous écrivons aussi seule chacune de notre côté. Nous le faisons pour le «nous» de l’écriture que cela crée. Nous sommes un collectif à deux, nous sommes capables de nous fondre dans ce que nous avons inventé.

J’ai également été marquée par des spectacles que j’ai vus pendant et à ma sortie de l’école. Alors que j’étais finissante, Hugo Bélanger, le metteur en scène avec lequel nous travaillions, souhaitait que j’aborde le bunraku et le théâtre masqué pour mon personnage, un empereur de 100 ans. Dans le but de me préparer, j’ai donc regardé en vidéo Tambours sur la digue d’Hélène Cixous par Ariane Mnouchkine. Ce spectacle m’a jetée à terre. Par la suite, je me suis intéressée au Théâtre du Soleil et à Ariane Mnouchkine. J’ai été bouleversée par sa façon de travailler, sa rigueur, son absolu. Il y eut ensuite La Cloche de verre de Sylvia Plath mise en scène par Brigitte Haentjens, un solo interprété par Céline Bonnier. Cette multitude d’écritures de femmes –le texte, la mise en scène, l’interprétation– était d’une force remarquable. La Cloche de verre a marqué un tournant dans mon imaginaire, tout comme un autre spectacle vu au début de ma formation, mis en scène lui aussi par Brigitte Haentjens : Tout comme elle. Il y avait la poésie de Louise Dupré bien sûr, mais surtout la présence de cinquante femmes sur le plateau. La force du nombre. Mon imaginaire est resté particulièrement empreint de cette charge symbolique. Il y eut ensuite Les Apatrides de Marilyn Perreault par le Théâtre I.N.K, une compagnie comprenant un duo de jeunes femmes auquel Marie-Claude St-Laurent et moi nous sommes rapidement identifiées. Le spectacle était un objet théâtral intéressant, avec une proposition d’écriture corporelle, quasi-circassienne, qui donnait un effet impressionniste. Et cela m’a fait du bien de voir des femmes dans un travail physique, où les muscles et la puissance du corps sont apparents. Enfin, il y eut Go shopping [et fais le mort] de Catherine Bourgeois. Sa compagnie Joe Jack et John met en scène des acteurs surprenants, singuliers, que l’on ne voit jamais sur un plateau et qui nous obligent à changer jusqu’à notre perception même du jeu. Je voyais cela pour la première fois. J’ai trouvé fabuleux comment la présence du comédien Marc Barakat, par exemple, disposait les autres acteurs sur scène. Il y avait dans son jeu une part d’imprévisibilité qui laissait ses partenaires de plateau sur un qui-vive constructif.

Ma rencontre avec Annick Lefebvre fut aussi déterminante dans ma vie. Annick Lefebvre est une autrice incomparable, avec un souffle qui ne ressemble à aucun autre, une poésie et une langue singulières. Mais elle est surtout une personne avec qui j’ai trouvé un territoire fertile. Par sa confiance, elle sait faire sortir le meilleur de moi. On pourrait croire a priori que cette confiance mutuelle nous conforte, mais c’est le contraire ! Elle nous élève ! Annick Lefebvre gère sa vie artistique comme des amours. Nous nous ressemblons beaucoup sur ce point. Nous sommes des filles en amour. Je suis en amour avec Annick, je suis en amour avec Marie-Claude, je suis en amour avec les personnages que je joue. Comme moi, Annick n’a pas de plan B, elle ne pourrait pas faire autre chose. Aussi, c’est une personne qui me challenge. Nous avons des discussions profondes, nous pouvons creuser loin et longtemps ensemble. J’ai beaucoup de respect pour elle et son travail. C’est une amitié artistique et une amitié importante dans ma vie. Ce que je viens d’accomplir avec Les Barbelés ici au Théâtre de la Colline est probablement ce que j’ai eu de plus important et de plus complexe à défendre comme actrice. Je ne peux être que reconnaissante de cette confiance que m’accorde Annick. Et je serai toujours prête à la suivre, peu importe où elle souhaitera repousser ses limites, et les miennes.

Je pratique ce métier depuis une douzaine d’années, j’ai fait tant de rencontres inspirantes. Il y a Alexia Bürger, la metteure en scène des Barbelés : une femme intelligente, sensible, rigoureuse, capable d’allier l’intuition à la recherche. Je la trouve vraiment inspirante. Il y a Geneviève L. Blais du Théâtre à corps perdus, dont la démarche me fascine. Elle est en quête de symboles, s’inspirant beaucoup des arts visuels. Elle intègre dans son travail toutes sortes de médiums. J’admire aussi l’endurance avec laquelle elle tient sa compagnie, seule, à bouts de bras. Il y a Véronique Côté, Christine Beaulieu et Dominique Leclerc, des artistes qui m’interpellent parce qu’elles allient la responsabilité artistique à la responsabilité citoyenne. Je m’y identifie. Il y a Catherine Vidal, pour ce que ses spectacles me font. Il y a Sophie Cadieux, pour la vaste étendue des possibles d’une artiste, profondément engagée dans son art. Il y a les voix singulières des extraordinaires comédiennes que nous avons au Québec : Anne-Marie Cadieux, Violette Chauveau, Sylvie Drapeau, Kathleen Fortin, Dominique Quesnel, etc. Il y a Angélica Liddell, l’artiste qui m’a le plus captivée ces dernières années pour sa radicalité, pour son extraordinaire monstruosité, ainsi que pour son rapport à la violence et à la performance.

L’histoire du théâtre des femmes a joué un rôle majeur dans mes influences artistiques. Je m’intéresse aux démarches des femmes artistes québécoises, du Théâtre des Cuisines dans les années 70 à Alix Dufresne aujourd’hui. Toutes ces femmes sont pour moi sources d’inspiration et matières à réflexion pour continuer d’évoluer.

Que signifie pour vous « être une femme, aujourd’hui, au Québec » ?

Il est plus important que jamais de considérer cette question-là d’un point de vue intersectionnel. Il faut absolument être en mesure de se positionner soi-même au sein de notre société, d’identifier les points de jonction, les inégalités et les rapports de pouvoir liés au genre, au sexe, à la classe sociale, à la capacité physique, etc. Moi par exemple, je suis une femme francophone et en santé. Je suis aussi une comédienne blanche, ce qui ne représente pas la même chose qu’être une comédienne racisée. Je crois qu’il est primordial de prendre en compte cette notion de privilège, de ne pas se conforter dans sa propre manière d’être et de faire ainsi entendre d’autres voix. Je pense par exemple à Marilou Craft, une voix critique qui est importante dans le milieu théâtral parce qu’elle met en lumière autre chose que ce que nous sommes habitués d’entendre.

Je suis très inspirée par les grands mouvements de ces derniers temps, du hashtag #AgressionNonDénoncée jusqu’au hashtag #MoiAussi. Ces mouvements témoignent d’une volonté de sortir de l’ombre qui me touche terriblement. Nous ressentons actuellement le besoin de se mettre ensemble pour dénoncer des inégalités. Ces mouvements témoignent d’une certaine sororité. Je pense notamment à Femmes pour l’Équité en Théâtre, groupe d’action dont la naissance l’année dernière a été l’effet-papillon d’un message de Marilyn Perreault envoyé à quelques autrices dans lequel elle faisait part de son inconfort vis-à-vis d’une lecture qui allait regrouper les gagnants des prix Michel-Tremblay des dernières années, où l’on ne comptait qu’une seule femme (qui l’avait d’ailleurs remporté ex-æquo avec un homme). L’imaginaire des femmes est insuffisamment présent et valorisé, sur nos scènes comme dans toutes les sphères. Cela résulte de tout un système. Et je constate qu’il existe un désir commun de mettre de plus en plus en lumière ce système-là, qu’il s’agisse de la sous-représentation des femmes dans le milieu théâtral ou de la culture du viol. Il y a un désir de sortir de l’ombre, de briser l’omerta, de cesser d’être sous le joug de l’idée d’une égalité soi-disant acquise.

Ces mouvements, ces grands élans me donnent de l’espoir… pis du gaz ! Ce que le mouvement Femmes pour l’Équité en Théâtre a accompli, le temps que toutes ces femmes ont accordé à l’étude statistique que nous avons publiée et ce, à travers les nombreux projets que toutes tiennent à bouts de bras, malgré la précarité d’être artistes et femmes, tout cela m’emplit d’espoir. Mais j’espère que tout ce qui a été mis à jour –et qui continuera de l’être, il le faut– sera appliqué à la représentation des imaginaires, dans les textes et les mises en scène. J’espère que ce ne sera pas vain. J’espère que les mains tendues sont de vraies mains tendues. J’y crois. Les artistes sont des chroniqueuses et chroniqueurs de notre époque. Ainsi, plus l’imaginaire des femmes sera présent, plus cela aura d’impact sur les autres pans de la société.

Le métier d’actrice comporte plusieurs facettes (théâtre, cinéma, télévision, doublage, publicité, etc.). Qu’est-ce qui selon vous les distingue au plan de l’interprétation ?

J’aborde toujours le travail avec le même investissement, la même part de recherche, la même curiosité, la même fascination, le même désir de me dépasser et de proposer. Qu’importe le support, le travail est le même. Bien sûr, il faut ajuster son dosage : la caméra vient te chercher alors que le public, non. Mais il faut être habité de la même manière, être tout aussi chargé.

Quel(s) conseil(s) donneriez-vous à une jeune fille ou jeune femme qui veut être comédienne ?

Je n’aurai jamais la prétention de donner des conseils. Toutefois je crois à une forme de transmission d’expérience. En disant cela, je pense à La Coalition de la Robe, livre que j’ai écrit avec Marie-Claude St-Laurent et Marie-Claude Garneau –une autre personne essentielle dans mon parcours de réflexion critique. Ce que j’aurais envie de dire à qui que ce soit se trouve dans cette lecture. Nous avons mis nos tripes sur la table pour écrire La Coalition de la Robe. Ce livre est le résultat de quatre années de réflexion et de discussion. Nous y parlons de notre éveil féministe. Nous y parlons de la Coalition de la Robe, un groupe de femmes anonymes qui ont posé des actions artistiques fortes remettant en question l’ordre établi, valorisant le travail des femmes et réveillant l’Histoire. Ce livre est une invitation au dialogue et à la critique avec sensibilité et rigueur. Nous y évoquons, depuis notre sortie de l’école jusqu’aujourd’hui, comment nous nous sommes mises à réfléchir, comment est apparue dans nos vies respectives la notion de responsabilité artistique, comment nous voulions poser les fondations de nos démarches féministes dans la création et parler du sentiment d’imposture qu’éprouvent parfois les femmes dans ce travail. Ce sentiment d’imposture est multifactoriel, il vient de soi mais aussi du système qui agit sournoisement sur nous. Le chapitre conclusif de La Coalition de la Robe a pour titre «L’action comme gage de confiance». J’aime la force de ce que ces mots évoquent. L’action comme gage de confiance. Ce livre transpire d’un désir de désobéissance. Il faut être curieuse et rigoureuse. Il faut chercher et chercher encore plus quand on ne trouve pas. Il faut essayer de voir les angles morts. Mais surtout, il faut désobéir.

Quel lien faites-vous entre l’âge et l’image ?

J’ai l’âge de mes personnages. Je suis profondément dérangée par ce désir que l’on a souvent de nous réduire à notre apparence, profondément dérangée par l’idée de «casting». Je ne veux pas traiter mon outil de travail comme une chose qui pourrait me limiter. Tous les corps ont un potentiel infini. Pour peu que l’on se donne la peine de sortir de ce qui va de soi, de sortir des limites d’un corps ou d’un âge, le potentiel de lectures possibles d’une œuvre est incroyable. L’âge ne m’importe pas, au contraire même. Je me bats contre ça. J’ai joué des petits garçons, j’ai joué des empereurs. Le théâtre est un espace de liberté. Pourquoi penser que l’on doit se contraindre à jouer une jeune première parce que l’on est petite-et-menue-qu’on-a-des-grands-yeux-pis-qu’on-a-un-neutre-mélancolique-et-romantique ? Non. Va chier. Quand j’ai joué dans Ce samedi il pleuvait d’Annick Lefebvre, le metteur en scène Marc Beaupré a eu la brillante idée de me faire interpréter une femme de 40 ans au bord de la dépression. C’était merveilleux. C’était riche. J’ai le goût de voir ces choses-là sur scène. J’ai le goût de voir des femmes de tous les âges, avec tous les corps. Tout ce que je pourrais y lire m’intéresse, surtout lorsque ce n’est pas convenu et que je ne l’ai pas déjà vu cinquante fois. On peut tout jouer.

J’ai joué récemment avec la comédienne Louise Turcot, une femme exceptionnelle tant par son talent que par ses relations de travail. Elle est toujours dans l’apprentissage des autres, quels qu’ils soient ou quelles qu’elles soient. J’aime travailler avec des femmes plus âgées et plus expérimentées que moi. J’aime cette transmission intergénérationnelle. Cela me façonne.

Si j’étais ministre de la culture…

Je viens de passer un mois dans les murs du Théâtre de la Colline à Paris. J’ai constaté que beaucoup d’étudiants viennent au théâtre et rencontrent les artistes. C’est essentiel. La transmission commence à l’école. L’éducation doit servir à donner des clés. Aller au théâtre peut ouvrir des portes et façonner des êtres humains. C’est aussi capital que la philosophie ou la littérature. Pour cela, des structures doivent nous aider. C’est magnifique de pouvoir jouer dans une salle où toutes les générations se côtoient. Il faut réunir tous les publics. Je comprends que nos infrastructures ne disposent pas d’autant de moyens que des lieux comme le Théâtre de la Colline mais n’est-il pas beau de permettre aux jeunes d’accéder au théâtre ? Certains y viennent pour la première fois, ils sont préparés, ils peuvent rencontrer les artistes. Le théâtre devient un lieu de discussion et de réflexion. Cela dépasse l’idée de «sortie culturelle». On y apprend à être ensemble, à réfléchir ensemble, à n’être pas d’accord, à être d’accord, à être touché, à ne pas l’être. Tout ce que peut générer une pièce de théâtre est d’une richesse capitale. Il faut le valoriser davantage, le rendre plus accessible, et ce sur tout le territoire. Et cela ne doit pas pouvoir exister seulement à Montréal. Le milieu culturel québécois est un peu montréalo-centriste, par dépit parfois car la charge administrative pour faire sortir un spectacle de Montréal est considérable.

Dans le milieu culturel, j’ai une crainte : on valorise beaucoup «l’artiste entrepreneur». Cette notion semble parfois donner au ministère de la culture la légitimité d’injecter moins d’argent dans ce secteur et aux artistes, une vision capitaliste et «rentable» de la création. Cela me fait peur, à long terme. Les artistes se trouvent déjà dans une situation précaire alors s’il fallait en plus devenir absolument des entrepreneurs pour réussir et perdurer… D’autant plus que la fibre de l’entrepreneurship n’est pas forcément donnée à tout le monde. Je ne veux pas d’un milieu culturel où l’on voit se multiplier les campagnes de socio-financement. L’État doit fournir une meilleure prise en charge aux compagnies existantes, à celles qui se créent, mais aussi aux artistes qui ne souhaitent pas être en compagnie. Il ne faut pas que la création repose sur les épaules de ce nouveau visage de «l’artiste entrepreneur».

Quoi qu’il en soit, je ne voudrais pas être ministre de la culture. Je ne pourrais pas faire de politique. Non.

Marie-Ève Milot
Propos recueillis par Mélina Kéloufi pour le blog des Théâtrices
Décembre 2017 © Mélina Kéloufi

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À propos de Théâtrices

Femmes de théâtre – Théâtre aux femmes

Une réponse "

  1. Cette femme est très inspirante!

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