Tranquillement féministe

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Après avoir été joué tout au long du mois de janvier au Théâtre des Quartiers d’Ivry, le diptyque composé de L’Ecole des Femmes de Molière et d’Agnès de Catherine Anne part en tournée. Ce projet a la particularité d’être tenu, écrit, mis en scène et joué par des femmes (l’équipe technique également, en grande majorité). Pour toutes les informations sur cette création, cliquer ici. Ci-dessous, la présentation du diptyque sur France-Inter que l’on peut retrouver aussi en version audio ici.

Le théâtre conjugué au féminin

Pour débuter l’année théâtrale, l’auteure et metteuse en scène Catherine Anne crée un diptyque au Théâtre des Quartiers d’Ivry autour de deux textes : L’Ecole des Femmes de Molière et Agnès, une pièce qu’elle a écrite. Les pièces sont jouées en alternance avec la même troupe, des comédiennes qui jouent indifféremment les rôles au masculin comme au féminin.

Ce diptyque raconte l’histoire de deux jeunes filles à trois siècles de distance. Chez Molière, Agnès est séquestrée par un vieil homme qui l’empêche de voir des garçons de son âge dans le but de l’épouser ; et chez Catherine Anne nous sommes dans les années 70, Agnès subit la violence de son père.

On peut voir dans ces deux pièces un acte militant féministe de la part de Catherine Anne, au moment où dans le monde de la culture il est beaucoup question de parité. «Moi je me sens tranquillement féministe et en même temps je trouve que c’est une étiquette qui complique parfois la vision qu’on a de ce qu’on est ou de ce qu’on fait. Simplement j’ai réalisé au fil de ma vie, alors que je croyais être sortie de ces problèmes éthiques-là, que j’ai été élevée dans une forme de naïveté par rapport à ça. Être une femme, aujourd’hui, en France, n’est pas tout à fait la même chose qu’être un homme, et qu’à certains endroits dans le domaine de l’art, dans le domaine du pouvoir, dans le domaine politique, etc., il y a moins d’espace. Il y a moins de liberté, moins d’ouverture, moins d’argent, moins de moyens, moins de considération, etc. Et tant mieux qu’il y ait un pouvoir politique qui ait la conscience de ça et qui ait l’envie, y compris de façon un peu déterminée, de faire bouger les lignes. Tant mieux.»

Avec ce diptyque, Catherine Anne fait du théâtre universel avec une sacrée bande de femmes emmenée par l’ancienne sociétaire de la Comédie-Française, Marie-Armelle Deguy, fascinante dans le rôle du père violeur.

Une pièce à Ivry-sur-Seine jusqu’au 2 février 2014, à suivre ensuite en tournée.

Source : http://catherineanne.info/ca-projets
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À propos de Théâtrices

Femmes de théâtre – Théâtre aux femmes

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